Le secteur de la construction fait la fête

Le Dimanche 19 novembre dernier, il y avait foule au théâtre Saint Michel à Bruxelles. C’est dans ce charmant théâtre que le secteur de la construction faisait la fête. La fête à qui? La fête aux 328 promus au titre de Lauréat ou Doyen d’honneur et Doyen d’honneur émérite du Travail.

Ils sont venus en famille, entre collègues, pour recevoir l’insigne de leur distinction. C’est donc un président heureux qui a présidé cette cérémonie en présence du Vice-­Premier Ministre Kris Peeters, qui a, une fois de plus, aménagé son agenda pour rendre hommage, au côté du secteur aux mérites professionnels des Lauréats et Doyens d’honneur du Travail. Dans son introduction, le président a félicité Mme. Colette Golinvaux, qui présidait le Comité organisateur, et ses partenaires du secteur. Ensemble, ils ont répondu présent pour mettre en place une procédure suivant les nouveaux critères et défini trois beaux labels pour le secteur: Professionnel, Spécialiste et Expert.

Rien d’ennuyeux dans cette remise d’insignes à ces nombreux lauréats. Remise protocolaire et témoignages rythmaient l’exercice, dont les temps de pause résonnaient au tempo de Dina, une chanteuse belgo-haïtienne à la voix chaleureuse, le tout orchestré par Anne De Baetzelier, une animatrice rompue à l’exercice.

Ils étaient huit, les Lauréats qui ont témoigné de leur passion pour leur travail dans le secteur de la construction. Des témoignages qui ont mis en avant quelques-unes des nombreuses facettes des métiers qui compose le secteur. Ils l’ont fait, non sans fierté, profitant de l’instant pour montrer leur attachement à leur profession.

“Vite et bien” ne font jamais bon ménage, a souligné Brandon Cornelis, vitrier qui, à 24 ans, est très attaché à la qualité de son travail. Et que dire de Jean-François Crohin, 35 ans, qui représente la 7e génération de couvreurs, et qui parle de son métier comme d’une vocation et partage sa passion avec les plus jeunes. Porter un intérêt tout particulier à la sécurité, serait-ce une tendance plus féminine? En tout cas, c’est celle de Evi Smets, 37 ans, qui en souligne l’importance dans les chantiers d’installation de parcs éoliens en mer. L’engagement social était aussi au cœur des témoignages que ce soit au travers l’action syn

dicale, dans une fédération professionnelle ou encore en faveur des Lauréats du Travail, comme Jan Bral qui est le président de l’amicale des Lauréats du Travail de la commune de Maldegem.

Précision, dévouement, talent

Ensuite, c’est une présidente du Comité organisateur fière de son secteur qui a félicité tous les Lauréats. Mme. Golinvaux, première femme nommée Doyen d’honneur du Travail dans la construction, a rejoint, avec 20 autres personnalités du secteur, la communauté du Collège royal des Doyens d’honneur du Travail. Dans son intervention,

elle a rappelé la valeur sociale et économique de la construction qui continue de croître. Aujourd’hui, pas moins de 105.000 petites, moyennes et grandes entreprises de construction sont actives. Elles emploient plus de 275.000 salariés et indépendants, soit 7,1% du marché de travail. En 2016, la construction a réali­sé un chiffre d’affaires de quelque 65 milliards d’euros ou 5,5% du produit intérieur brut. Et dès que deux personnes travaillent à temps plein dans la construction, cela signifie qu’une troisième œuvre dans l’un des secteurs relatifs aux biens et services des fabricants de matériaux de construction.

Mais l’histoire du secteur ne se raconte pas qu’en chiffres a-t-elle dit, lorsque qu’elle se rend sur chantiers, elle constate que les en­treprises de construction évoluent à une rapidité sans précédent. Elles appliquent constamment de nouvelles techniques, axées sur la durabilité, qualité, rapidi­té et, bien sûr, sécurité accrue. La construction se numérise aussi à un rythme in­croyable. Si les défis sont énormes, les opportunités le sont encore bien davantage. Les gains toucheront la productivité, la qualité et la compétitivité. Mais l’évolution numé­rique s’assortit également d’une indiscutable dimen­sion hu­maine. Elle entraînera une augmentation considérable de la demande en connaissances et compétences. La construction se muera en un vaste employeur high-tech, polyvalent et surtout, tourné vers l’avenir. Le secteur offrira d’innombrables opportunités aux jeunes talents. A eux de trouver leur bonheur au sein de ce vaste domaine. “Notre secteur mérite que l’on en soit fier! Un emploi dans la construction, ce ne sont pas que des muscles. Précision, dévouement et talent en font partie intégrante. C’est dire s’il est bien question d’artisanat, au sens le plus noble du terme” a-t-elle encore ajouté.

Un message positif

Quatre fidèles membres du Comité organisateur ont également reçu un insigne honorifique pour le rôle actif qu’ils ont tenu pendant plus de 15 années dans la promotion des Lauréats du Travail.

C’est le Vice-Premier Ministre, Kris Peeters, qui a clôturé la mati­née. Il a chaleureusement félicité le secteur pour son dynamisme. Il a également livré un message positif sur l’adoption, par le Conseil européen, d’une position concernant la révision de la directive sur le détachement des travailleurs le 23 octobre dernier. Cette décision, attendue par le secteur ouvre désormais la porte à la phase de trilogue entre le Parlement, le Conseil et la Com­mission.

La fête de 19 novembre s’est terminée dans la plus grande convi­vialité comme de tradition dans ce secteur.

N’hésitez pas à consulter la liste des Doyens d’honneur et Lauréats du Travail ainsi que le reportage photos sur www.iret-kiea.be.

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